culture équitable           écologie          information          économie solidaire         éthique           citoyenneté        .           ..

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 


Après les AMAP…

Les AMACCA 

 

 

Associations pour le

         Maintien des Alternatives

en matière de Culture et de Création Artistique.

 

 

 

Peut-on croire que la révolution de nos modes de vie ne sera pas consécutive aux déplacements de nos références culturelles ?

 

 

Présentation d’un moyen pour les citoyens de se réapproprier une liberté d’initiative en dehors des logiques inadaptées du marché, des aléas électoraux, en dehors des desideratas de potentats locaux, en dehors d’une politique  culturelle  publique aux marges de manœuvres  contenues elle aussi par  l’idéologie  économique dominante.

Participer au développement des AMACCA c’est vivre une expérience culturelle mais aussi vivre la culture de l’expérimentation sociale. Le défi est passionnant.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Zone de Texte: Un instrument financier démultiplicateur

En Août 2003, une loi sur le mécénat culturel a été votée avec entre autre la possibilité pour le particulier  d’être mécène : chaque fois qu’une personne donne 3 €, l’état lui en rend 2 (défiscalisation) ; elle n’a donc dépensé réellement qu’ 1 €  (34% du don exactement) mais en a donné 3 à l’association.

Il serait dommage de négliger un outil de cette importance. Cette loi permet d’infléchir les déviances ou les déficits de notre démocratie en termes de politique culturelle et de politique d’information.

 

    Vous choisissez comment une partie de votre impôt sera utilisé.

 

Lorsque vous achetez une place de spectacle vous n’apportez pas au producteur ou à l’organisateur trois fois plus que ce que vous dépensez réellement ;  c’est justement ce qui est décisif en terme de faisabilité pour initier ce type de projet culturel d’intérêt général.  Nous verrons ci-après en quoi le fait de ne plus avoir à acheter une place de spectacle permet d’envisager la question sous le signe du bien commun et de la responsabilité collective.

 

Avec des citoyens constitués en réseau de groupes de spectateurs mécènes (micro mécénat), authentiques consom’acteurs de culture, une véritable pratique culturelle ouverte peut renaître en toute indépendance. Ainsi l’AMACCA devient un outil très fonctionnel au service de l’émancipation de tous.

 

Zone de Texte: Des citoyens « spect’acteurs » qui s’emparent des politiques culturelles et en deviennent les financeurs

Observons quel champ des possibles s’ouvre à nous :

                                                                                                                         

Sur une zone géographique qui reste locale, prenons par exemple un périmètre d’environ 20 à 30 kms (variable en fonction de la densité de population)

et sur cette zone recherchons une base de 200 mécènes qui acceptent de dépenser 51 € /an (pour un mécénat à hauteur de 150 €), soit 1 € par semaine.

Libre à celui qui en a les moyens de proposer davantage. Libre aussi à des entreprises,  à des commerces locaux, à des  collectivités de participer pleinement à cette vie sociale.

 

Sur cette base : 200 pers. / 1€ réel par semaine (post défiscalisation)  =   budget annuel de 30 000 € . 

 

Cela représente un budget qui permet de proposer publiquement et de façon réellement accessible à tous (voire gratuitement) une qualité de programmation de spectacles et de conférences en cohérence avec les questions sensibles de notre temps.

 

Cela permet de relier expressions artistiques, culture générale, informations et démocratie.

 

 De nombreux chercheurs tirent la sonnette d’alarme, les lobbys industriels tiennent les médias, AMACCA doit pouvoir offrir à ces témoins une tribune pour s’adresser à la population.

Nous devons tous avoir accès à de nouvelles logiques de pensées, pouvoir découvrir les nouveaux savoirs ou  redécouvrir des fondamentaux oubliés. Ceux qui prétendaient penser à notre place ne pensent manifestement pas comme nous.

Citoyens-spectateurs, lanceurs d’alertes, artistes, chercheurs, journalistes, sociologues…unissons nous, devenons acteurs de notre propre politique culturelle, de notre propre information, de notre propre évolution et finalement d’une démocratie encore plus démocratique.


Zone de Texte: Amorcer un processus de démarchandisation de la culture

Ainsi avec 200 personnes, ce sont par exemple 5 soirées concerts-conférences + une participation à un festival-forum social annuel départemental ou régional qui deviennent réalisables (un forum devient envisageable dès que plusieurs pôles locaux sont créés). 

 

 Un tel budget permet un fonctionnement économique sain : aide à la création (répétitions rémunérées au moins en partie), sonorisation et éclairage réalisé par des professionnels, et surtout bonne communication et respect de la législation en vigueur en terme d’assurance, de salaires, de cotisations diverses et de sécurité, tout en libérant les organisateurs de l’angoisse financière tellement destructrice d’initiative (le marché libre ne garantit rien, la solidarité économique garantit des moyens)- Il s’agit bien d’amorcer un processus de « démarchandisation » de la culture et d’accéder à des modes de production plus sereins hors des logiques commerciales.

 

Complètement enseveli sous un déluge d’informations diverses, l’homme contemporain devra sa survie à sa manière d’en dégager l’essentiel, de résister aux entreprises de séduction, aux promesses illusoires. Une autre forme de tri sélectif.

 

 

Les éléments constitutifs du réseau

 

Ellipse: AMACCA
 

 


PÔLES DE DIFFUSION

 

Organisation de conférences, spectacles, débats, autour des cultures alternatives ou minoritaires.

Une association (loi 1901) de citoyens-spectateurs-mécènes dans un secteur géographique limité (ex : canton ou communauté de commune, arrondissement) et qui établira si possible des liens avec les structures culturelles existantes.

Inscription au GUSO (Guichet Unique Spectacle Occasionnel).

Ellipse: Collectif artistique
Groupe,
Troupe …
 

 


                   PÔLE DE CREATION

 

Un collectif artistique et technique de professionnels du spectacle.

Une association (loi 1901) qui pourra donner parallèlement  naissance à une société coopérative de production.

Les AMACCA sont représentées majoritairement dans le conseil d’administration du collectif.

Cette structure (portée majoritairement par une ou plusieurs AMACCA) constitue un outil aux multiples avantages. Le fonctionnement du pôle de création peut dans un deuxième temps s’élargir avec plus d’artistes et de techniciens, peut aussi doter le pôle de médiation d’un administrateur en supplément (partagé avec les AMACCA) et solliciter une licence professionnelle d’entrepreneur de spectacle.

Les spectacles créés peuvent tourner dans le réseau et dans les circuits traditionnels.

 

Ellipse: Management
 


                   PÔLE DE MEDIATION – ( solidaire du pôle de création)

                  

Porté au début par une personne manager qui peut d’une part conseiller ou soutenir les AMACCA pour l’organisation des concerts, et qui d’autre part manage le collectif artistique (organisation des concerts, dans le réseau et hors réseau).

 

 

                                  Exemple (parmi d’autres) de ventilation de budget
                                    pour une AMACCA qui disposerait de 30 000 € :

 

5 Spectacles + conférences        5 X 3500                                                                                      17 500 €

1 Participation à des actions ou services collectifs « inter-AMACCA »

 (forum social, publication, communication)                                                                   5 000 €

Manager (à ajouter aux autres parts des autres AMACCA)                                                       3 000 €

Fonctionnement (site, tel, bureau)                                                                                                   1 500 €

Création artistique (à ajouter aux parts des autres AMACCA)                                                   3 000 €

 

Ainsi avec trois AMACCA aux moyens similaires le potentiel est le suivant :

15 soirées spectacles-conférences                                                                                          3 X 17 500 €

1 évènement d’ampleur plus importante (12 000 €), publication, communication                  15 000 €

1 manager ou chargé de production à temps partiel - masse salariale disponible de               9 000 €

1 soutien à la création artistique (ex : 450 h à 10 € net à répartir entre les intéressés).            9 000 € 

Ceci est encore modeste mais permet d’initier une activité appelée à s’amplifier.

 

 

A noter dans ce cas de figure une moyenne budgétaire non négligeable de 3500 € pour chaque soirée (avec 200 mécènes). Des emplois sont en jeux. Dans des secteurs urbanisés il est possible de constituer des AMACCA nettement plus importantes.

 

Imaginons ceci à l’échelle d’un département (ou une partie de département).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Structuré en réseau, une mutualisation des moyens permet d’harmoniser la diffusion, y compris dans des régions culturellement défavorisées ( « surplus » de mécènes en zone urbaine qui alimenteraient des zones rurales « alter-émergeantes » ou système fédératif de redistribution). Un spectacle en Lozère en saison hivernale doit pouvoir être produit, même devant 40 personnes.

 

Zone de Texte: Une économie solidaire,
une éthique
au service d’une culture équitable

Grâce à un maillage progressif du territoire,  de nombreuses créations peuvent circuler, de nombreuses conférences peuvent nourrir le débat public, de nombreuses initiatives citoyennes peuvent émerger.

 

Développée initialement à l’échelle locale, la formule peut être étendue au niveau régional et au delà. Avec un réseau solide, des évènements d’ampleur nationale peuvent être produits ou coproduits avec d’autre réseaux.

 


En fonction des partenaires locaux, le coût d’un spectacle peut être réduit (salle équipée peu onéreuse ou gratuite, mécénat d’entreprise…) ainsi d’autres lignes Zone de Texte: Une formule adaptable à toutes les situations en fonction des besoins locaux, complémentaire à une politique existante, ou fondatrice d’irrigation culturelle initiale.
budgétaires peuvent s’inscrire (investissement en sonorisation, lumière, plus d’aide à la création,  choix de fonctionnement plus ambitieux, location d’un lieu , médiathèque alternative, part fédérale, stages de formation pour les adhérents  etc …)

 

Tout est envisageable à l’intérieur de cette forme très souple, c’est aux AMACCA de définir leurs choix, d’en débattre entre elles, de se montrer ingénieuses en terme de création de politique culturelle alternative selon les situations locales.

 

Ainsi nous pouvons évoquer des tremplins annuels pour les groupes régionaux sélectionnés pour leurs qualités artistiques et la pertinence de leur regard, des soirées de soutien pour des commerces alternatifs ou des entreprises alternatives nouvellement implantées localement ; ces soirées en elles-mêmes deviennent des carrefours, des points de repères pour initier d’autres actions  etc …

 

La musique semble prioritaire, en dehors du fait qu’elle touche un public très large ou que son secteur soit particulièrement sinistré - cf les différents rapports ministériels établis ces dernières années - elle est surtout liée à une industrie et à une technologie, c’est à dire qu’un levier économique s’y trouve pour financer d’autres formes d’expressions. Les artistes aussi doivent faire de la solidarité un moyen de diversification.

Dans des zones rurales dépourvues de salles de cinéma, des projections de documentaires ou de films indépendants font partie des pistes pour programmer des soirées  plurielles.

Des parents d’élèves peuvent se retrouver dans une AMACCA  pour proposer une programmation aux écoles et avoir un budget plus important que ce à quoi les coopératives de parents d’élèves sont habituées. Des AMACCA universitaires sont aussi envisageables. Autour des AMACCA et de leurs Pôles de création peuvent s’adosser des SCOP dédiées à la production ou à l’édition. Les perspectives sont loin d’être épuisées.

 

 

UN SITE « Boite à outils »

 

Dès que possible un site dédié à faciliter la rencontre entre citoyens  pour développer les AMACCA  doit être créé et conçu comme une boîte à outils à disposition de tous (contacts des AMACCA existantes ou émergeantes, forum de discussion, modèles de statuts, fiches d’informations, textes de loi, réglementation des activités relevant du spectacle vivant etc…)

 

La première AMACCA ouvrira la route avec 10, 15, 30 personnes. Elle aura la responsabilité de communiquer le mieux possible son expérience. Elle peut se bâtir progressivement, chaque action lui permettant  de mieux se faire connaître.

 

 

Les possibles sont vastes autour de ces rendez-vous public « conférences-concerts » pour en faire non pas de simples additions de solitudes comme dans les temples actuels de la consommation, mais des lieux de vie sociale, et des havres de liberté d’expression.

 

Les AMACCA sont sensées nourrir un imaginaire collectif indispensable à la création

d’un scénario humaniste pour l’avenir.

 

Voici deux liens pour en savoir plus sur la loi de 2003 sur le mécénat :

 

http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/politique/mecenat/entreprises.htm

http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/politique/mecenat/particuliers.htm

 

CONTACT : lanoe.olivier@wanadoo.fr

BLOG : http://amacca.centerblog.net/